Marcel et Martine

La chronique de Marcel Brignoni

martine

Lou pichoun arpentait les chênaies discrètement à la recherche de la mouche ribassière dans l’espoir de trouver des pépites (des truffes).
Marcel qui disposait d’un troisième œil pour surveiller son territoire s’apprêta à l’intercepter.
– Ahura Pichoun que fa encueil ? (Alors petit qu’est ce que tu fais aujourd’hui ?)
– Je cherche la mouche !
– Oh, paure de tu, sabi que per la ribassiera, es pas la bouona luna. Ma noun te fa de bila, li sanglié an pas beson de mousca, sian dja passat. (Oh, pauvre de toi, tu sais que pour la Ribassiera- Mouche de la Truffe- ce n’est pas la bonne lune. Mais ne te fait pas de souci, les sangliers, n’ont pas besoin de la mouche, ils sont déjà passé.)
– Tout ça, c’est la faute au réchauffement climatique comme ils nous ont expliqué à l’école.
–  Des changements climatiques, nos ancêtres ils en ont déjà connu, des chauds comme des froids.
Il y eut même des petites périodes glacières qui précédèrent des périodes de réchauffement et vice et versa. C’est par périodes.
Il y a des périodes où les chemins des grands cols, n’était praticables que 5 mois par ans, et d’autres où ils restaient ouverts presque toute l’année.
Il y a des périodes où les troupeaux montaient en haute estive en Mai, et il y a des périodes où il y avait des névés jusqu’en Juillet.


–  Oui, mais là, tu me parle de l’an pépin, du temps ou Berta Filava.

– Oh, ne crois pas ça, j’ai déjà connu ça, et je ne suis pas encore centenaire.
– Mais enfin, tu as constaté comme moi, qu’une fois de plus, on a pas eut d’hiver.
– Ma l’hiver n’es pas finit.
– Tu parles, on est déjà en février.
– Pas tout à fait encore, nous ne somme que le 30 janvier, la Sainte Martine.
– Celle des illustrés, Martine à retrouvé son chien, fait du vélo, les trucs débiles pour les Merdous ? etc…


– Non, celle, qui subit le martyr, du temps de l’empereur Alexandre, à Rome.

Arrêtée alors qu’elle priait dans une église, elle fut amenée au temple d’Apollon afin d’abjurer sa foi, mais un tremblement de terre détruit le temple et la statue d’Apollon.
Elle fut torturée et trainée dans l’arène pour y être tué par les Lions, mais les Lions se couchèrent à ses pieds. Elle fut ensuite mise sur le bûcher, mais les flammes ne l’atteignirent pas et brulèrent les spectateurs. Finalement l’empereur la fit décapiter, et deux aigles virent veiller sa dépouille.

 

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Santa Martina-Rome

– Whao, elle est gore, ton histoire, on dirait un film. Ma mère, elle m’avait mis au Cathé, mais jamais le curé ne nous racontait de super histoires comme ça, d’ailleurs je m’y ennuyais.

 
– Eh, oui, nous on se régalait de toutes ces histoires. Mais revenons à nos moutons, tu connais le diton : « A la Sainte Martine, l’hiver se débine ou se mutine ». Aloura verem ben ?

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Merci à Monsieur Fonseca pour cette chronique de Marcel Brignoni

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