Patrimoine.

Le moulin dit à sang, de Rigaud.

Moulin dit à sang, c’est-à-dire dont la force motrice est donnée par un animal domestique, un des derniers de la Countea de Nissa.moulin1
Il a été conçu pour la famille des Grimaldi de Bueil devenant ainsi « moulin à ban » propriété d’un suzerain mis à disposition d’une commune qui en contrepartie devra verser une redevance au seigneur.

 
moulin2En 1662, Rigaud est inféodé aux possessions de François Caissoti conte de Roubion, consul adjoint du Parlement de Nice.
1679, Hannibal de Bada, qui détient le fief depuis 1676, vend par devant le notaire Gioffredo, le moulin à huile à la commune de Rigaud.
En 1699 le fief revient à l’abbé Caissot, Premier Consul. En 1724 le village est inféodé en faveur du comte Horace Polloto de Dronero, qui partagea le château en lots séparés pour qu’ils soient transformés en maisons de village.

 
moulin3Une circulaire de l’intendance générale en date du 27 février 1850 relative aux notices statistiques invite le Conseil de la Commune à délibérer sur cette banalité existante.
Le Conseil Communal avec l’intervention des deux tiers des habitants (400 personnes environ) établit en faveur de M. Antoine Riboty, une banalité privative pour le Moulin à huile de Rigaud, moyennant le versement de 425 Livres Savoisienne, avec obligation de traiter toutes les olives du territoire, en percevant 3 livres par charge (environ 160 kg).
Les habitants s’obligèrent sous peine d’amende, de ne point porter ni vendre leurs olives hors du territoire de la commune.
Le recensement des oliviers sur la commune indique alors 64 Hectares 45 Ares. Le nombre d’olivier pour la commune s’élève alors à plus de 6400 Oliviers productifs.
La moitié des olives récoltées sont utilisée pour la fabrication d’huile d’olive, les 32 tonnes apportées au Moulin justifiaient de son utilisation.
L’hiver 1799-1800 détruit presque tous les oliviers de la commune.
Jusqu’en 1800 était cultivé la variété Cailletier (ou olive de Nice), après le gel catastrophique une autre variété est apparue, l’Aglandau, plus résistante au froid.
Les gels de 1956 et 1985 catastrophiques pour les arbres, dissuadèrent les Rigaudois de poursuivre cette exploitation.

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